BRUNCH D’AUTOMNE

Il suffit parfois d’une jolie lumière, un long week-end qui s’étire pour avoir envie de se préparer un brunch en égoïste. Quelques gourmandises alignées sur la table, concoctées en deux ou trois minutes, peuvent faire notre joie.

Pour ce repas pris entre deux faims, celle du petit-déjeûner et celle du déjeûner, il est appréciable de tout déposer à vue, sucré et salé, chaud et froid, et de laisser notre appétit guider nos bouchées.

En cuisine, je verse d’abord le smoothie dans un verre à pied pour profiter du bel oranger vitaminé mangue-orange ; j’assemble la mini-salade de fruits : de la mangue fraiche en quartiers et une poignée de myrtilles séchées (dénichées en vrac chez Biocoop à Margny-lès-Compiègne) ; je sors du frigo une confiture de fruits rouges faite maison (j’ai des amies généreuses !), un fromage blanc façon faisselle pour le côté granuleux, campagnard …

Je réchauffe des blinis pour une petite assiette de saumon fumé (bio), avec une cuillère de ricotta, quelques feuilles de roquette, et du poivre noir du moulin.

Enfin, dans une mini-cocotte, je glisse une couche de poivrons marinés, un peu de ricotta, je casse un oeuf que j’assaisonne : une pincée de fleur de sel et une autre de piment d’espelette. Et j’enfourne au micro-ondes (si, si), couvert mis, pendant 1mn 30.

Il ne me reste plus qu’à ajouter un café allongé pour démarrer ce dimanche de Toussaint tout en douceur.

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NdT

La myrtille, le dernier superfruit tendance

La myrtille est reconnue pour être riche en anthocyanes, pigments responsables de sa coloration, aux excellentes propriétés antioxydantes. Cela lui confère des propriétés antiseptiques et protectrices du système cardio-vasculaire. Elle serait riche aussi en vitamines  C, E et P, pectine, acide folique et tanin (anti-infectieux recommandé dans le cas de cystite, colibacillose et diarrhée) et autre myrtilline (combat l’hypoglycémie). D’après une étude publiée par la revue British Medical Journal, ce fruit arrive en tête de tous ceux qui contribuent à prévenir le diabète de type 2. Par ailleurs, sa richesse en vitamine A permet un meilleur renouvellement des bâtonnets de la rétine. Elle contribue à la prévention de la cataracte. Cette baie noire pourrait même rajeunir nos cerveaux (http://fcorpet.free.fr/Denis/Myrtilles.html). La myrtille serait le fruit anti-âge par excellence !

Pour un tel résultat, il faudrait en consommer au moins deux fois par semaine… Une littérature qui ne précise pas si la version séchée, utilisée dans ce brunch, est aussi intéressante sur le plan nutritionnel que le fruit frais. En revanche, en cuisine, c’est une vraie trouvaille. Moins sucrée que du raisin sec, d’une couleur noire franche, disponible hors saison, cette myrtille se consommera facilement :
- au petit-déjeuner dans un muesli
- comme élément sucrant dans un fromage blanc, une salade de fruits, un riz au lait
- en collation, dans une barre de céréales maison, dans des cookies ou des muffins
- pour donner du pep’s à une salade d’hiver (roquette, oeufs mollets, parmesan…).

UN HIVER EN PLUME…

 

 » Elle vous permettra de porter le décolté le plus sexy même en plein hiver !!  »

C’est la petite Doudoune en veritable duvet .

A glisser sous votre blouson ou veste préférée…

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Belle panoplie de couleurs et prix selon la boutique.

A voire chez : comptoir des Cotonniers, XandO, Kokai et Monoprix.

Bon shopping.

Betty

 

LA DOUCHE DU SOIR

L’annonce de mon cancer a été un cadeau. Un cadeau doux amer, certes. Mais j’ai reçu une leçon terrible, que je ne veux pas oublier: chaque seconde de ma vie se devait d’être vécue. Totalement, réellement. Je me souviens de ce pique-nique nocturne partagé avec des amies, la veille de mon opération. Alors que nous sablions le champagne, assises dans l’herbe, le temps s’est arrêté : j’étais là où je voulais être, avec celles que j’aime. C’était un moment facile à vivre.  Mais parce que  tous mes sens étaient en alerte et parce que mon esprit était entièrement présent à ce je vivais -le jour qui déclinait sur les frondaisons des arbres du parc du palais, les mini-concerts programmés par le festival des forêts, la petite lueur dans les yeux de mes amies-, cet instant a gardé dans ma mémoire une saveur, un relief et intensité rares.

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Dès lors, j’ai lu, expérimenté exercices et méthodes pour apprendre à vivre l’instant présent.  J’ai souvent trébuché depuis, prise à nouveau dans la confusion des émotions, négligeant parfois la leçon apprise  : mon quotidien -avec son lot de plaisirs et de contraintes – reprenait ses droits. Mais j’essaye de garder le cap. Je veux ici, dans cette rubrique, partager un peu de ce voyage intérieur, ses écueils et ses doux rivages.
L’un des premiers obstacles repérés était mon habitude d’agir en pilotage automatique et de laisser mon esprit battre la campagne. Les gestes du matin sont faits au radar, les trajets quotidiens ne mobilisent pas toute mon attention… Est-ce que je crois gagner du temps à faire deux choses en même temps : agir et penser ? Est-il jamais sorti une idée créative, une pensée utile ou lumineuse  durant ces ruminations ?

Pas des masses.
Un soir, je me lance un défi : je vais prendre ma douche et je vais être consciente que je fais ma toilette, que je suis là, présente dans ma salle de bain et seulement cela. Je pensais l’exercice facile. Je me trompais. Avec application, je commence par la tête, la nuque… Des consignes enseignées par la clinique Saint-Côme à la veille de la tumorectomie, deux ans plus tôt. Mon esprit file dans le passé et le voilà happé par la tension qui précède une opération chirurgicale.
Je me recentre sur le parfum de l’huile de bain qui mêlée à l’eau se transforme en une mousse blanche et douce. Rien avoir avec la bétadine. Pour m’ancrer dans le présent, je tends l’oreille au bruit de l’eau qui emplit la baignoire. Je ferme le robinet, seul le souffle de la ventilation trouble le silence du soir.
Mon esprit se retourne sur lui-même et observe, amusé, le flot des flagellations : en finir avec les fringales sucrées, se mettre à une activité physique plus intensive, se tartiner de telle crème ici ou la… Je laisse courir et voila toutes ces injonctions à mieux faire qui glissent sur moi, avec la mousse.
L’eau déboule sur mon visage, mes épaules et avec elle, une petite joie légère, fraîche et simple. Il faut un voyage sur une île grecque ou la patience d’une cicatrisation peut-être pour goûter le privilège de cette eau courante, propre et à la bonne température et pour avoir la sagesse de s’en émerveiller.

Si l’exercice vous tente, essayez avec l’un de vos automatismes et faites-en un rituel.

N.D.T.
Lecture complémentaire : Pour découvrir la méditation, cahier d’exercices d’Elizabeth Couzon et Hélène Filipe. ESF éditeur. 7 euros.

FRINGUES, BOBO CHIC , RUE DES LOMBARDS

Ouverte depuis le 30 août dernier dans la rue piétonne, au 20 rue des Lombards, cette nouvelle boutique de prêt-à-porter féminin porte le nom de BOBOCHIC.

 

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Pourquoi BOBOCHIC, me direz-vous ?

Et bien cela provient simplement du surnom de la gérante, Agnès. Ex-mannequin reconvertie agent immobilier, Agnès revient à ses premiers amours en créant cette boutique multimarques dans le style qu’elle affectionne, le style bourgeois bohème (BOBO). Et chic, parce que Compiègne le vaut bien! ;-)  Cela n’a bien évidemment rien a voir avec une quelconque appartenance politique, que cela soit dit!

La boutique propose une sélection de pièces tendances et de qualité. Les marques références de BOBOCHIC ?

 Bash, Replay, Reko, American Vintage ou Swildens. Vous pourrez y trouver ponctuellement d’autres marques en fonction des coups de cœur de la maîtresse de maison… On peut déjà compter sur du Free Lance pour cet hiver et on y trouve en ce moment les bijoux de la créatrice Catherine Mickael…

De mon côté déjà repéré du Stella Forest :-) . De la petite robe noire aux imprimés tendances, BOBOCHIC veut avant tout pouvoir répondre aux envies de ses clientes en leur proposant un style qu’elle ne trouveront pas ailleurs dans Compiègne. Que vous soyez jeune ou moins jeune, grande, petite, fine ou ronde, vous aurez forcément un coup de cœur pour une robe, une veste, une écharpe, un accessoire…. N’hésitez pas à commander votre taille auprès d’Agnès. Niveau budget, comptez env. 20€ pour une pochette, 45€ pour un collier fantaisie, 175€ pour une robe…

Minnie

 

J’AI ESSAYE LA MARCHE NORDIQUE

Je plante un bâton, puis l’autre. Légèrement en arrière de mon pas. Je cale ma respiration. La marche nordique a quelque chose de spontané, d’évident. Ce matin là, j’ai une petite forme. Blottie sous ma couette, j’ai hésité à être au rendez-vous, le rond point à l’entrée du Stade équestre de Compiègne. C’est la troisième ou quatrième séance de marche  nordique et je ne sais pas encore ce qui m’a motivée.
Mes bâtons s’enfoncent dans le sol sablonneux, celui des allées cavalières. Mon pas est lourd, l’air aussi. Mes pensées méthodiques. J’ai le sentiment qu’une parenthèse de ma vie se referme : le temps de la convalescence, le temps d’un amour lumineux et de l’engagement.

Dans mon existence, je suis à la croisée des chemins  et mon nouvel itinéraire se dessine pas à pas. Mes idées s’enchaînent au rythme de mes foulées : c’est à la fois laborieux, paisible et efficace.
En retard ce matin là, à force de tergiversations, je n’ai pas pris le temps de déjeuner. Je sens pourtant chez moi une énergie résiduelle, celle que l’on a encore alors que l’on vient déjà de fournir un effort.

Peut-être que c’est dans ma tête que que je suis fatiguée …Je suis rapidement distancée par le groupe : ces femmes ont elles aussi leur parcours avec la maladie, souvent plus dur, plus long que le mien. Peut-être que c’est pour elles que je suis sortie de  mon lit, par respect pour leur belle énergie, leur esprit d’entraide. Souvent dans nos sorties, je les entends rire, au delà d’un bosquet qui me masque leur petite bande. Ce rire là est salutaire et fragile. Je voudrais les rejoindre, mais mon corps a son propre tempo.
Déjà, mon tee-shirt est poisseux. Il y a un an quand ce groupe n’était encore qu’une vague idée,  j’avais consulté le docteur Stéphanie Tragger, parce que pionnière dans le département  avec un atelier d’activités physiques adaptées créé dans son service d’oncologie à Senlis, et je l’entends encore me confier : « Pour limiter les effets secondaires de la chimio, aucun sport ne semble mieux qu’un autre. Mais pour réduire les risques de récidive, l’on sait une chose : il faut mouiller le maillot ».
Mon corps prend appui sur un bâton, puis l’autre. Ma détermination aussi. Notre coach Jérôme sort sa carte de la forêt de Compiègne. A ses sourcils froncés, je devine que la séance s’est rallongée involontairement. « Quelques fois, je ferai des petits tests comme ça », lance-t-il, mi-sérieux, mi-amusé. Cette fois-là, nous avons marché 9 km. La fois suivante, sur un parcours plus ramassé, Jérôme nous conduira sur un chemin plus escarpé.
Alors que l’on rejoint la clairière du départ et que l’on entame les étirements, je sens comme une grande détente en moi : un calme que je connais rarement, une confiance nouvelle dans ce corps blessé.

NDT

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C »pep’s, créé en mai 2013 à Compiègne, est un programme d’activités physiques adapté aux adultes atteints d’un cancer, en traitement ou en rémission. Il s’étale sur neuf mois et se compose de trois séances par semaine, en groupe, dont une de marche nordique. Pour en savoir plus, se renseigner auprès d’ AC2PEP’S.Tél : 06 23 06 32 74.